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  • Photo du rédacteurCEJELI Collectif

Burn out parental



Être parent est une double naissance, autant pour l’enfant que le parent. A la différence près : le bébé nait bébé et le parent ne nait pas parent mais le devient.


Il n’y a pas de manifeste de l’éducation ou un QR code à flasher du parent parfait. Disney nous a bercé d’illusion du prince charmant qui vient sauver la princesse, se marient et vécurent heureux avec pleins d’enfants... « happy end », clap de fin et le film se termine. Mais la réalité en est tout autre.

Bien sûr que la parentalité est une merveilleuse aventure que la vie nous offre en revanche c’est l’une des plus stressante. Pendant 9 mois, un nouveau destin se dessine, s’imagine, se réfléchit, s’idéalise : « Jamais mon enfant regardera la télé. Il dormira dans sa chambre ! Il n’aura pas de tétine, je ne m’énerverai jamais devant lui. Bref, je serai un Super-Parent pour que mon enfant ne manque de rien » On aimerait être le meilleur parent du monde, répondre instantanément aux besoins de nos enfants, tout donner pour qu’ils réussissent dans la vie. Jusqu’où le parent est prêt à se sacrifier pour ses enfants ? Ne risque-t-il pas d’être aveuglé par cette quêtée de perfection ? Est-ce qu’il risque de tomber en burn out parental ? Quels sont les signaux ? Comment les repérer ?

« Trop d'amour est-il nuisible ? » D. Winnicott


Cette idéalisation de la parentalité est souvent nourrie par nos propres carences affectives, de notre histoire familiale et de notre enfance. Le parent a la volonté de se soigner lui-même à travers son bébé. Panser ses vieilles blessures, combler ses manquements du passé pour atteindre le désire d’être le parent qu’il n’a pas eu.

Pour compenser ses failles de son enfance, il se surinvestie dans son rôle de parent, il veut être partout à la fois, ne veut pas déléguer puisque c’est un super-parent. Il pense qu’il a la capacité de tout gérer et se doit de donner le meilleur de lui-même à son enfant. Il a le sentiment d’être indispensable.


Le parent a la croyance d’être dans la toute-puissance « bienveillante » envers son enfant. A force d’être focalisé sur son petit bout, il commence à négliger ses propres besoins, il s’isole socialement, le parent ne prend plus de plaisir dans ses activités, loisirs et autres sources de joies. Il se donne corps et âme à son enfant jusqu’à s’oublier. A ce stade, le parent n’a pas conscience qu’il est en train de se sacrifier lui-même au profit d’une parentalité illusoire.


Cette énergie folle dépensée dans cette course au bonheur absolu à aussi ses revers. Le parent ressent de l’insatisfaction, de la frustration car il commence à peine à comprendre que peut-être il ne pourra pas atteindre ses objectifs « rêvés ». Il a parfois le sentiment qu’il n’y arrivera pas, qu’il doit renoncer, qu’il n’a pas de reconnaissance de ses enfants ou de son conjoint.


Après l’état de frustration, vient la perte d’entrain, la fatigue, la démotivation. Le parent essaye malgré tout de garder le cap, tant bien que mal. Il réalise qu’il ne pourra pas atteindre tous ses objectifs. Il renonce à ses idéaux parentaux. Il est pessimiste, moins de patience, détaché de la réalité. Tous ces signaux sont des alertes pour le parent et son entourage. Ils sont peu remarqués car sous couvert d’avoir « un petit coup de mou ». Ils sont passés à la trappe.


Si ces signaux perdurent, le parent en développe d’autres : l’épuisement, la distanciation affective, le contraste et enfin la saturation et la perte de plaisir. A ce stade, le parent a besoin d’être entouré et aidé.


Avant d’arriver à cette ultime phase du burnout parental, il existe des méthodes pour l’éviter et s’en sortir.

Le burn-out parental guète tous les parents venant de n’importe quelles classes sociales et

ethniques. Il a des facteurs de risque qui favorisent le burn out : les facteurs sociodémographiques, situationnels, personnels, éducatifs et familiaux.

Ces facteurs de risques sont influencés par nos croyances, nos compétences émotionnelles, notre façon de réagir au stress, la relations avec nos parents, le model éducatif choisi, la relation dans le couple et l’organisation familiale.


Quand ces facteurs s’accumulent notre résistance au stress est mise à l’épreuve. Il est important d’avoir un soutien, pouvoir se ressourcer et trouver du temps pour soi.

Pour prévenir le burn-out parental, il est nécessaire de comprendre, utiliser, exprimer nos émotions et savoir gérer son stress. Tout est une question de point de vue. Interrogez-vous : Est-ce que cette situation est stressante ? Est que je peux modifier la source du stress ? Ai-je la bonne perception de ce stress ?

L’idée est d’évaluer la situation stressante, l’analyser et chercher les points positifs. Dans cette évaluation, trouver les ressources pour y répondre, dédramatiser, revoir nos croyances et accepter que l’on ne puisse pas tout contrôler.


Se ressourcer est primordial dans la vie de parent pour recharger ses batteries et lâcher-prise.


Parent, vous avez le droit de prendre soi de vous, de votre couple, de vous accorder des pauses et de se sentir fière de ses compétences parentales.

L’équilibre sera votre nouvelle bataille à mener. La clé est dans cette balance de facteur stressant et vos ressources.


Dès lors que vous ressentez du stress, une accumulation de facteurs stressants, accordez-vous un petit moment pour vous, même 10 min pour souffler.

Apprendre à respirer est un très bon moyen d’évacuer le stress, surtout quand vous avez les enfants qui vous hurlent dans vos oreilles. Vous vous éloignez, fermez les yeux, prenez une grande inspiration et expirez lentement. Si vous répéter cette respiration 5 fois, votre rythme cardiaque va diminuer,

vos muscles vont se détendre et vous serez prêt à repartir.


Pour aller plus loin deux psychologues Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam spécialiste du burn out parental, on écrit un livre « Le Burn-out parental. L’éviter et s’en sortir. » et un site internet

burnoutparental.com


Article écrit par Alexia Tsadiroglu, Educatrice de jeunes enfants libérale diplômée d’état et experte en parentalité.


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